À l’occasion du centenaire de la mort de Jules Massenet, de la nouvelle production à l’Opéra Bastille de Manon et de la reprise de L’Histoire de Manon au Palais Garnier, la Bibliothèque nationale de France et l’Opéra national de Paris consacrent une exposition dans les espaces de la Bibliothèque-musée de l’Opéra au compositeur phare de la Belle époque.
Au travers d’une centaine de pièces – tableaux, dessins, maquettes de décors et de costumes, partitions, photographies, costumes, affiches et documents d’archives –, l’exposition célèbre le centenaire de la mort de celui qui réussit au théâtre une synthèse unique des arts et de la musique. En effet, bien loin de se cantonner à son seul rôle de compositeur, il s’intéresse à tout, contrôle tout et impose sa vision picturale et scénographique aux directeurs de théâtres, aux décorateurs et aux metteurs en scène. Pour la création d’Esclarmonde à l’Opéra-Comique, en 1889, il fait non seulement dessiner l’affiche du spectacle par l’un des plus grands illustrateurs de son temps, Eugène Grasset, mais il demande aussi à cet artiste de doter la partition de pages d’ouverture et d’un frontispice somptueux ; enfin et surtout, il l’invite également à concevoir une partie des décors. Si Esclarmonde révèle donc un homme de théâtre accompli, visionnaire dans son approche esthétique de la scène et symbolisant à merveille l’esprit de la Belle époque, d’autres grands succès jalonnent la carrière du compositeur : Manon et Werther, mais aussi Le Cid, Thaïs, Grisélidis, Cendrillon, Le Jongleur de Notre-Dame, Chérubin…
De la création du Roi de Lahore au Palais Garnier en 1877 jusqu’à sa mort en 1912, Massenet (1842-1912) domine donc la vie lyrique française. Ses oeuvres sont représentées sur les scènes du monde entier et le compositeur y incarne l’élégance et la sensualité françaises, d’autant qu’il aime à mettre en valeur le talent des plus belles cantatrices de son temps : Sibyl Sanderson, Rose Caron, Lucienne Bréval, Marie Heilbronn ou Lucy Arbell. Autorité musicale, professeur recherché et aimé, Massenet a pour élève Alfred Bruneau, Gustave Charpentier, Ernest Chausson? George Enescu, Reynaldo Hahn ou Gabriel Pierné. Même Claude Debussy, qui n’a pas été de ceux-là , ne cache pas son admiration pour le compositeur…
Les documents exposés proviennent principalement des collections de l’Opéra national de Paris et de la Bibliothèque nationale de France mais également du Centre national du costume de scène de Moulins, de l’Opéra de Saint-Étienne, du musée d’Orsay, de la Mutuelle nationale des artistes de Pont-aux-Dames et de la Villa Médicis.
Cette exposition est organisée dans le cadre des Commémorations nationales 2012.
La Belle époque de Massenet,



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