Dans l’exposition «J’ai deux amours», «l’immigration, qu’elle soit temporaire ou pérenne, n’est plus un passage mais une transformation » (Hou Hanru et Evelyne Jouanno, commissaires invités). La mobilité, telle qu’elle est envisagée par les artistes n’est pas uniquement géographique, c’est également une façon de vivre, de créer, de se régénérer. Citoyens du village global, les artistes, aujourd’hui, sont en transit entre leurs cultures d’origine et les capitales culturelles que sont Paris, New York, Berlin, Londres, New Delhi ou Beyrouth… Leurs oeuvres, souvent le reflet de ces identités croisées, témoignent de la tension ressentie dans le déracinement, qui devient le lieu même de la créativité des artistes.
Hou Hanru, Evelyne Jouanno et Isabelle Renard, commissaires de l’exposition «J’ai deux amours», ont sélectionné 106 oeuvres parmi le fonds d’art contemporain du Musée national de l’histoire de l’immigration et imaginé un parcours en cinq thèmes : Départ – voyages – circulations / Entre rêve et nécessité /Frontières: passages et contrôles / Vivre ensemble / Réinventer son univers.
La Cité nationale de l’histoire de l’immigration a, dès sa création, choisi de faire entrer l’art contemporain dans ses collections. Elle enrichit ainsi le regard historique et anthropologique, du discours des artistes sur l’exil, la notion de frontières ou le questionnement identitaire, de plus en plus fréquents dans un monde en mutations culturelles, économiques, numériques…
Eli Commins, Pierre-Yves Chapalain, Cheveu et Yroyto… Pour accompagner l’exposition, la Cité a passé commande à plusieurs jeunes créateurs et leur a demandé de travailler sur le thème de l’exposition. Table ronde, cinéma, lecture, théâtre, ateliers jeune public, performances… approfondissent ainsi le propos de l’exposition sous la forme de créations inédites.



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